Hydrogène vert : choisissez une filière d’avenir

Avec son Plan Hydrogène Vert, la Région Occitanie investit près de 150 millions d’euros...
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Avec son Plan Hydrogène Vert, la Région Occitanie investit près de 150 millions d’euros pour accélérer le déploiement de cette énergie renouvelable, décarbonée et créatrice de milliers d’emplois, autant d’opportunités pour les étudiant·e·s d’aujourd’hui et de demain !

Qu’est-ce que l’hydrogène vert ?

On fabrique de l’hydrogène à partir de l’électrolyse de l’eau. Si l’électricité utilisée dans ce processus est issue d’énergies renouvelables, solaire ou éolienne par exemple, alors l’hydrogène produit est dit « vert ». Une bonne illustration en est l’énergie fournie par les deux fermes pilotes d’éoliennes flottantes dans le golfe du Lion, qui alimentera à horizon 2023 la future usine de production d’hydrogène vert à Port-la-Nouvelle.
Schéma : Webinaire Les métiers de demain pour la filière de l’hydrogène vert, 30 juin 2021

À quoi ça sert ?

L’hydrogène est utilisé comme matière première industrielle, comme combustible, pour produire des carburants de synthèse ou même de l’électricité. S’il est exploité aujourd’hui principalement dans l’industrie, dans la chimie ou la métallurgie par exemple, l’hydrogène vert est prometteur, notamment dans le domaine des transports de personnes et de marchandises qui sont polluants, comme on le sait. De nombreux concepts d’avions, de camions ou encore de voitures à hydrogène sont d’ores et déjà à l’étude. Avec l’ambition de devenir la première région à énergie positive d’Europe (Plan Repos), la Région Occitanie soutient de nombreux projets, comme celui du bus à hydrogène développé par l’entreprise tarnaise SAFRA, ou encore du train hybride électricité-hydrogène commandé à ALSTOM à Tarbes.

« Hydrogéniales, rencontres des mobilités décarbonées »

Signe que l’hydrogène vert va de manière imminente entrer dans notre vie quotidienne, la Région a co-organisé le 23 octobre dernier un événement pour faire découvrir au grand public cette énergie propre, à l’occasion de l’arrivée prochaine du train à hydrogène sur la ligne Gourdan-Polignan>Bagnères-de-Luchon. Prêts de vélos électriques et de voitures à hydrogène, ateliers découverte étaient entre autres au programme des réjouissances.

Mais l’impact de l’hydrogène vert va bien au-delà des transports. Il apparaît comme l’énergie de la transition énergétique, avec des incidences dans l’industrie, le commerce et la distribution, l’automobile, la production d’énergie…

Une mine d’emplois !

L’hydrogène est une filière en forte croissance qui va créer des emplois rapidement et durablement. Comme l’explique dans cette interview Benjamin Fevre, animateur de la filière hydrogène en Région Occitanie pour le compte de l’agence Ad’Occ, « une projection a été faite en 2030 où la filière hydrogène représenterait près de 100 000 emplois à l’échelle de la France, quand aujourd’hui elle n’en représente que 2 000 ».

Des profils variés, des métiers déjà en tension

Les compétences et niveaux d’études recherchés sont extrêmement diversifiés, avec une majorité d’opérateur·trice·s (54 % des emplois) mais aussi des technicien·ne·s(28 %) et des ingénieur·e·s (18 %).

De plus, parmi les métiers requis par cette filière, 17 sont déjà en tension : cela veut dire qu’il existe plus d’offres que de demandes d’emploi sur ces postes. Parmi eux, on peut citer certificateur·trice, conducteur·trice de camions de transport, soudeur·euse, technicien·ne électricité ou encore ingénieur·e mécatronique.

Grâce au Plan Hydrogène Vert, la Région participe à la création de nombreux emplois. On peut encore citer le projet GENVIA, à Béziers, qui travaille à l’élaboration d’une « giga factory » d’hydrogène.

Il est enfin important de noter que tous ces métiers d’avenir s’adressent autant aux femmes qu’aux hommes. Et si les premières sont encore peu nombreuses dans cette filière, « il y a beaucoup de respect, beaucoup d’entraide », comme le note Émilie Soyez, technicienne d’essai au laboratoire Laplace dans cet entretien :

Les métiers les plus fréquemment demandés par la filière « H2 » :
– chaudronnier·ère
– dessinateur·trice industriel
– électricien·ne
– mécanicien·ne
– mécatronicien·ne
– monteur·euse/câbleur·euse
– ingénieur·e mécanique
– ingénieur·e électrique
– ingénieur·e électronique
– ingénieur·e automatique
– soudeur·euse
– technicien·ne d’essai
– technicien·ne de maintenance gaz

technicien·ne électrique/électricité/mécanique
technicien·ne instrumentation
technicien·ne en procédés chimiques
– technicien·ne de production/exploitation de gaz
tuyauteur·euse

Des formations qui existent déjà

La plupart des métiers de l’hydrogène vert reposent sur des compétences connues, comme celles du génie électrique et informatique, du génie mécanique, de la mécanique des fluides, ou encore du domaine QSE (Qualité, Sécurité, Environnement). Les formations dans ces domaines sont disponibles en Occitanie, à partir du niveau CAP.

Pour renforcer la connaissance de l’hydrogène, elles intègrent peu à peu des modules spécifiques. C’est le cas par exemple de la formation Éco-Énergie de l’INP de Toulouse qui s’adresse aux ingénieur·e·s. Dans le magazine ID.MÉTIERS consacré aux métiers de la transition écologique, énergétique et de la biodiversité, Jean-Michel Bouat, PDG de la société tarnaise Eveer’Hy’Pôle dans le Tarn, impliquée dans les domaines de la mobilité hydrogène, nous confie : « D’ici 2024, nous accueillerons la première formation diplômante spécialisée dans l’hydrogène sur un site dédié, en partenariat avec l’université Champollion, l’École des mines et le lycée Rascol, pour former des opérateurs hydrogène du niveau bac, BTS et licence. »

Technocampus de Francazal : recherche et formation d’excellence

À l’instar de la formation Éco-Énergie de l’INP de Toulouse, d’autres sont dans les tuyaux. Parmi les grands projets à suivre, la plateforme de Francazal dédiée aux technologies de l’hydrogène doit voir le jour d’ici 2024 dans la banlieue de Toulouse.

Elle est le fruit d’un partenariat entre la Région, le CNRS, l’Université de Toulouse, l’ONERA (Office national d’études et de recherches aérospatiales), des laboratoires de recherche mais aussi de grands groupes comme Safran, Airbus, Liebherr et Vitesco Technologies.

Destiné à être le plus grand centre européen de recherche, d’essai et d’innovation technologique dédié à l’hydrogène vert, le technocampus sera notamment un des maillons clés du développement des futurs moteurs d’avion à hydrogène. La plateforme hydrogène déjà existante depuis 2010 (Laplace) pourra s’y agrandir en profitant de ses 5 000 m2, et ainsi accueillir plus de chercheurs, avec à la clé des innovations, le déploiement d’applications diverses et donc des emplois !

Capitale dans la transition énergétique et créatrice d’emplois, la filière hydrogène en Occitanie a de beaux jours devant elle. La Région s’implique dans son développement mais aussi pour vous en faire découvrir les métiers. Les Maisons de l’Orientation vous proposent deux premières sessions de découverte, le 16 novembre à Montpellier (en visioconférence) et le 30 novembre à Toulouse. N’hésitez pas à venir vous renseigner !

Vous pouvez également visionner les résultats de l’étude menée par la Cité de l’économie et des métiers de demain et l’agence régionale Ad’Occ sur ce lien.