Agroalimentaire : vers un monde plus sain !

Le secteur de l’agroalimentaire est le 1er employeur en Occitanie. Les métiers y sont variés et évolutifs. Une multitude de choix s’offre à vous !
Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Le secteur de l’agroalimentaire est le 1er employeur en Occitanie. Les métiers y sont variés et évolutifs. Une multitude de choix s’offre à vous !

Entre les champs et notre assiette se trouvent tous les acteurs de la filière alimentaire et agroalimentaire, de l’agriculture à la récolte et de la transformation à la distribution… Aux côtés des pratiques traditionnelles, de nouvelles s’inscrivent dans une démarche de transition en trouvant des solutions plus sûres et plus saines pour la planète, notre santé et celle des animaux. Actions, formations et création de nouveaux emplois : que de perspectives !

1er employeur du secteur industriel en Occitanie

L’agroalimentaire comprend 9 familles de métiers : production, contrôle, analyse, qualité, logistique, commerce, achat, maintenance et recherche et développement (R&D). Il y a donc de quoi trouver son bonheur dans les prés !

Il est aussi possible d’évoluer d’une branche à l’autre ou de conjuguer plusieurs corps de métiers. Par exemple, un paysan boulanger peut cultiver son blé, le transformer en farine et produire ensuite son pain.

L’atout du secteur : une majorité d’entreprises, implantées aussi bien en ville que dans les campagnes, est à taille humaine. 85 % d’entre elles ont moins de 20 salariés.

Focus chiffres
Quelque 9 000 entreprises.
Plus de 52 000* emplois dans la région.
1re région pour l’agriculture biologique.
2e région productrice de fruits.
Andros, Cémoi, Royal Canin et d’autres sont implantés en Occitanie.
* En 2015 (source : DRAAF Occitanie).

Pour en savoir +
https://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/L-agroalimentaire-d-Occitanie-un,5046
https://www.ifria-occitanie.fr/agroalimentaire-en-occitanie
https://nourrissonsnotreavenir.fr

Un circuit vertueux !

L’agroalimentaire se tourne désormais vers des modes de production plus respectueux de l’environnement et certaines structures prennent entièrement part aux défis écologiques de notre époque. Au programme : limitation des déchets plastiques, labels écoresponsables ou bios, transport décarboné, travail équitable… pour un monde plus sain !

Pour consommer local, les solutions ne manquent pas : plateformes en ligne, magasins de producteurs, paniers fermiers, vente à la ferme ou sur les marchés… Le circuit court permet en plus aux agriculteurs d’être rémunérés au prix juste.

Focus terrain : le numérique au service du local !
Durant le confinement, une plateforme en ligne a vu le jour : 2 300 producteurs et commerçants présents sur l’ensemble du territoire y proposent leurs produits. Une solution efficace comptant aussi sur l’implication des consommateurs !

La sécurité alimentaire, telle qu’elle a été définie lors du Sommet mondial de l’alimentation en 1996, « existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive, leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active».

Focus terrain : sécurité renforcée en Occitanie !
Quelques scandales alimentaires ont secoué l’industrie agroalimentaire. Pour regagner la confiance des consommateurs, la filière a décidé de jouer la carte de la transparence et de la qualité, comme les 20 entreprises réunies autour de la norme ISO 2200 : celle-ci fixe des règles de contrôle et renforce les bonnes pratiques d’hygiène !

Focus métiers
Pour que nous soyons bien dans notre assiette, il est important que les industriels respectent des normes sanitaires. De nombreux métiers s’y consacrent et la filière recrute : conseiller(ère), contrôleur(euse), ingénieur(e) qualité…

Vers un nouveau monde agricole

Affaibli un temps par l’exode rural, l’agriculture regagne désormais ses lettres de noblesse. Conscientes du caractère essentiel de ce secteur, de plus en plus de personnes se reconvertissent pour vivre à la campagne. Les fermes sont souvent plus petites, plus écologiques et plus respectueuses des animaux. Ces néo-paysans cohabitent avec des agriculteurs de la première heure, riches de leur expérience et de leur amour de la terre.

L’Occitanie présente une très grande diversité de métiers dans le secteur agricole, dans lequel il est ainsi possible de se projeter : le maraîchage, l’élevage, la pêche, la viticulture, l’apiculture et bien d’autres !

Les modes de production évoluent et les agriculteurs s’adaptent à la demande. Il existe par exemple aujourd’hui des « paysans distillateurs » qui produisent des fleurs pour les distiller en huiles essentielles, des produits qui séduisent les adeptes de l’aromathérapie.

Focus terrain : manger des vers pour être plus vert !
Selon certaines estimations, produire 1 kilo de viande bovine engloutit plus de 15 000 litres d’eau – un constat qui, dans une vision durable, incite la population à réduire sa consommation de produits carnés. Et si l’apport en protéines venait d’ailleurs ? Depuis 2011, l’entreprise Micronutris, basée à Saint-Orens-de-Gameville près de Toulouse, élève et commercialise des insectes comestibles50 fois moins gourmands en eau. Les barres hyperprotéinées de vers ou les grillons d’apéritif ont fait de cette société le leader de l’entomophagie (consommation d’insectes par les êtres humains) en France.

Un métier loin des clichés !

Agriculteur de père en fils ? Si la terre, la nature ou la récolte s’accordent au féminin, le secteur agricole souffre encore d’une culture historiquement masculine. Mais les hommes ne sont pas les seuls à travailler dans les champs et les mentalités évoluent. De nombreuses femmes prennent désormais la tête d’exploitations agricoles. En 2009, plus de 20 vigneronnes ont monté l’association Vinifilles, pour aller à l’encontre des préjugés liés à la viticulture et assembler leurs forces !

Autre idée reçue tenace : il faut avoir un parent paysan pour pouvoir reprendre son exploitation. Faux : en 2020, ⅓ des exploitants agricoles qui partent à la retraite ne sont pas remplacés. De nombreuses fermes sont vacantes et des aides à l’installation existent.

3 pistes pour se former dans les secteurs agricole ou agroalimentaire

  1. Se former au poste de technicien de production industrielle en apprentissage à l’Institut de formation régional des industries alimentaires (IFRIA) de Toulouse (31) ou Montpellier (34).
  2. Découvrir le métier de producteur-transformateur au Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) de la Lozère (48).
  3. Devenir chargé/conseiller en sécurité alimentaire via la licence professionnelle qualité et sécurité sanitaire des aliments de l’université Toulouse III – Paul–Sabatier, à l’IUT d’Auch (32).